Comment riez-vous?

Josianne Vénard
Source: Vie et lumière, vol. 3 no. 4, octobre 1994.

Des recherches effectuées par 17 chercheurs auprès de 5000 personnes à l’Université d’Antioche, à Los Angeles, ont démontré qu’il existait 187 types de rires différents. Il est à remarquer que nous en utilisons plusieurs dans une journée, pour masquer ou camoufler un malaise ou en ressentant une émotion. En faire ici la nomenclature serait trop long. Cependant, en voici quelques-uns identifiés par Josianne Vénard, animatrice et thérapeute par le rire.

Le rire timide

Ce rire peut être utilisé pour masquer un inconfort ou pour éviter de ressentir un compliment. Il peut aussi servir à exprimer une agressivité passive.

Le gros rire

Il peut être employé pour soulager un stress trop intense ou pour relâcher des tensions physiques. Il peut aussi cacher un complexe d’infériorité compensé par un sentiment de supériorité. Cependant, après une séance de rire (3 ou 5 heures), une personne peut soudainement voir des pleurs surgir avec la même intensité que lorsqu’elle riait un peu plus tôt. Les rires et les pleurs sont intercalés; nous pouvons commencer à rire et partir à pleurer ou vice versa, sans raison apparente.

Le rire saccadé

Utilisé pour ne pas terminer ses phrases, il peut cacher une colère ou une façon d’esquiver l’affrontement.

Le rire jaune

Entre le rire et les pleurs, il peut camoufler une grande tristesse et une résistance souvent inconsciente à laisser aller les larmes. Au sein des groupes qu’elle anime, Josianne Vénard constate que le rire jaune occupe une place importante. En se prêtant à certains exercices, les participants peuvent sourire et même rire nerveusement pour masquer leurs peurs : peur d’être jugés, ridiculisés, rejetés du groupe ou encore peur d’assumer leurs différences comme individu. En thérapie, l’individu peut parler d’un problème en riant nerveusement à chaque explication, ceci afin de dissimuler ses malaises ou son état émotif.

Le rire esclaffé

Nous pouvons réapprendre à rire et provoquer notre rire jusqu’à ce qu’il devienne spontané. Comment ? Par des stimulations intérieures ou extérieures, ou encore tout simplement en commençant par rire intérieurement, sans aucun son, puis ensuite en laissant sortir quelques sons : Ha ! Ha !, Hi ! Hi !, Ho ! Ho ! En augmentant progressivement les sons, graduellement, vous vous esclafferez de rire.

Le rire procure des effets thérapeutiques certains au niveau de la gorge, de l’abdomen et des poumons. Le stress, les tensions, l’anxiété sont libérés, le trop-plein s’évacue, on décompresse pour retrouver un équilibre physique mental et émotionnel. Le rire facilite le rapprochement, dédramatise les situations, modifie les attitudes et change la perception que nous avons de notre environnement. Nous constatons les vertus thérapeutiques du rire par des exemples concrets.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez vous procurer la cassette de Josianne Vénard, «Rire c’est sérieux» en composant le (514) 442-3618.


Cet article est accompagné de:
Rien ne bat un beau sourire
- Pourquoi faut-il penser à sourire?

Virage, Volume 1 Numéro 4, Été 1996

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