Comment casser le rythme

Source: Stephan Recthschaffen, M.D. Coup de pouce, Octobre 1996

Ça va trop vite à votre goût?
Vous vous sentez pressé(e) de toutes parts?
Enfoncez les freins et passez dans la voie de droite, celle du bien-être.

Êtes-vous constamment à court de temps? Avez-vous l’impression que vos journées aient huit heures de plus? Rêvez-vous déjà de vos prochaines vacances? Vous dites-vous que vous en reviendrez particulièrement d’attaque et prêt(e) à n’en faire deux fois plus que vous n’en faites déjà? Stop! Vous faites fausse route!

Dans notre société, où l’efficacité est une vertu cardinale, on nous enseigne à ne pas perdre notre temps et à nous sentir mal à l’aise ou honteux(se) quand nous sommes oisif(ve).Excellent pour le C.V., tout ça, mais l’est-ce autant pour notre équilibre intérieur? Il faut croire que non, puisque de plus en plus de gens ont le sentiment de rouler à 120 Km / h sans savoir où ils s’en vont, de s’essouffler, de se «brûler», de ne plus s’appartenir.

Mais comment reprendre notre souffle et renouer avec nous-mêmes? En cassant le rythme frénétique que nous impose le monde qui nous entoure et en pratiquant la désynchronisation. Se désynchroniser, c’est rompre avec le rythme imposé. C’est décider d’aller à sa propre vitesse. Une vitesse que, bien souvent, on ne connaît même pas parce qu’on n’y a jamais pensé. Se désynchroniser, c’est reprendre possession de son propre rythme. Pour en faire quoi? Pour le ralentir quand on en sent le besoin (c’est le problème de la grande majorité des gens), mais peut-être aussi pour l’accélérer quand l’envie nous prend de bouger un peu ou de secouer nos neurones. Et surtout pour l’adapter à nos besoins à nous. Quelques stratégies pour y parvenir.

Créez votre bouton pause

Exactement comme sur les magnétoscopes. On arrête le film et on se centre sur soi et le moment présent. Cinq façons d’y parvenir:

Érigez des clôtures

On a toutes besoin de temps rien qu’à nous. On devrait s’en ménager tous les jours, de préférence de même durée et à la même heure (un petit quinze minutes avant de commencer la journée, par exemple). Les gens qui s’accordent ces instants de paix le matin disent en tirer les plus grands bienfaits tout le reste de la journée. Que faire pendant ces moments?

On a le choix:

On connaît tous l’importance de ces moments privilégiés. La difficulté, bien souvent, c’est de les prendre sans se faire déranger. D’où la nécessité d’ériger des barrières... pas trop flexibles. Si on se laisse solliciter par un collège, notre conjoint, un(e) ami(e), ou même des enfants, ces moments ne sont plus à nous. Il est donc essentiel de dire non à toute intrusion de l’extérieur - on pourra leur accorder tout le temps qu’ils veulent après!

© 1996, Stephan Recthschaffen. Traduit et adapté de New Woman, avril 1996

Virage, Volume 3 Numéro 1, Automne 1997

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